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POUR PUBLICATION IMMÉDIATE                                                       Le 15 juillet 2015

 

 

Les hauts dirigeants des syndicats du Canada exhortent les premiers ministres à faire front commun et à montrer le leadership que le premier ministre Harper a échoué à montrer.

 

(ST. JOHN’S, T.-N.-L.) – Lors du lancement de la réunion du Conseil de la Fédération, les dirigeants syndicaux du Canada ont demandé aux premiers ministres provinciaux et territoriaux de s’unir comme ils ne l’ont jamais fait pour établir un nouveau programme pour le Canada.

« Le gouvernement Harper restera dans l’histoire canadienne comme l’un des gouvernements les plus antidémocratiques et porteur de discorde. Chaque dossier auquel font face les Canadiens et Canadiennes, nos provinces et nos territoires a été enseveli sous le bouldozeur sans compromis du programme idéologique de Stephen Harper », a affirmé la présidente de la Newfoundland and Labrador Federation of Labour, Mary Shortall. « Les Canadiens et Canadiennes comptent sur les premiers ministres des provinces et des territoires pour contrebalancer le leadership que le premier ministre canadien Stephen Harper n’a pas su montrer. »

Pendant que les premiers ministres provinciaux et territoriaux se réunissent pour leur rencontre annuelle du Conseil de la Fédération à St. John’s à Terre-Neuve-et-Labrador, les présidents des fédérations des travailleurs et travailleuses des provinces et territoires tiennent une réunion parallèle où les emplois, les régimes de retraite, les services de garde à l’enfance, les soins de santé et les changements climatiques sont les points importants à l’ordre du jour. Cependant, étant donné les élections fédérales prévues pour le 19 octobre 2015, la rencontre du Conseil de la Fédération est la dernière occasion pour les premiers ministres provinciaux et territoriaux du Canada d’établir un consensus national et d’élever les attentes pour les partis qui rivaliseront afin de former le gouvernement.

Les chefs syndicaux demandent aux provinces et aux territoires de poser les éléments constitutifs d’une « société compatissante » – une société qui fournit un salaire minimum juste et un régime de retraite décent; une société qui aide les parents avec un système national de services de garde à l’enfance abordable et nous soigne lorsque nous sommes malades; et une société qui protège les emplois et l’environnement pour les générations à venir par l’entremise d’une économie verte.

Sous le gouvernement majoritaire de Stephen Harper, le Canada a pris un virage vers une économie de faibles salaires dans laquelle les coupes à l’assurance-emploi et la croissance du Programme des travailleurs étrangers temporaires ont été utilisées pour faire chuter les salaires pour chaque travailleur. Les parents partout au pays portent le poids de coûts exorbitants des services de garde d’enfants qui ont obligé surtout de nombreuses femmes à rester à la maison. Pendant ce temps, les deux tiers des travailleurs et travailleuses canadiens n’ont pas de régimes de retraite privés et dix pour cent des Canadiens et Canadiennes âgés de 65 ans et plus vivent dans la pauvreté. Le refus de Stephen Harper de renouveler l’Accord sur la santé l’an dernier a mené à des coupes importantes dans les hôpitaux et dans les systèmes de soins de santé partout au pays et a ouvert la voie à un ensemble de systèmes disparates provinciaux et territoriaux qui fournissent un accès différent aux soins selon l’endroit de résidence des gens et leur capacité de payer. Son refus ferme de toute entente internationale sur les changements climatiques a valu au Canada la réputation de pays qui entrave le progrès.

 

Les présidents des fédérations de travailleurs et travailleuses demandent aux premiers ministres des provinces et des territoires de rédiger une entente comprenant les points suivants :

  • Élever le salaire minimum partout au pays à 15 $/heure;
  • Doubler le Régime de pensions du Canada;
  • Créer un programme national de services de garde à l’enfance abordable;
  • Renouveler l’Accord sur la santé;
  • Élaborer une stratégie d’immigration détaillée avec accès à la citoyenneté;
  • Établir un programme d’emplois verts pour le Canada.

« La politique économique du Canada ne peut tout simplement plus servir les intérêts partisans du gouvernement Harper et de ses alliés du milieu des affaires. Nous avons besoin d’une économie qui est au service de chaque Canadien et Canadienne », a affirmé le président de la Fédération des Travailleurs et Travailleuses du Nouveau-Brunswick, Patrick Colford. « La transition vers une économie verte avec des salaires justes et des services publics qui aident les Canadiens et Canadiennes sera la garantie d’un avenir avec de bons emplois qui ne peuvent être exportés outre-mer, une main d’œuvre prospère et une Planète qui peut soutenir les générations à venir. »

Ensemble, les fédérations de travailleurs et travailleuses des provinces et des territoires représentent plus de trois millions de travailleurs et travailleuses par l’entremise des syndicats suivants : Alberta Federation of Labour, British Columbia Federation of Labour, Congrès du travail du Canada, Manitoba Federation of Labour, Fédération des Travailleurs et Travailleuses du Nouveau-Brunswick, Newfoundland and Labrador Federation of Labour, Northern Territories Federation of Labour, Nova Scotia Federation of Labour, Fédération du travail de l’Ontario, Prince Edward Island Federation of Labour, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, Saskatchewan Federation of Labour et Yukon Federation of Labour.

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Pour de plus amples renseignements :

Patrick Colford, président de la FTTNB : 506-381-8969 (portable)

 

Kerry Murray, communications, Newfoundland and Labrador Federation of Labour : 709-689-3383 ou kmurray@nlfl.nf.ca

 

 

 

 

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